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Russell implore les pilotes à "laisser du temps" au règlement 2026

Après l'avis cinglant de Max Verstappen sur les nouvelles réglementations de la F1, George Russell s'est rangé du côté de Lando Norris, invitant les pilotes à laisser une chance à cette nouvelle ère de la discipline.

George Russell, Mercedes

Photo de: Sam Bloxham / LAT Images via Getty Images

Alors que les premiers essais de pré-saison à Bahreïn se sont achevés, les avis sur le nouveau règlement de la Formule 1 commencent à se former… et à diverger. Avec davantage de kilomètres accumulés au volant de ces nouvelles monoplaces, les pilotes disposent désormais d'un premier aperçu de ce qui les attend lors des prochaines années, et deux camps semblent déjà se dessiner.

Le premier est incarné par Max Verstappen. Le Néerlandais n'a pas mâché ses mots à propos de la réglementation 2026, affirmant que ces voitures n'étaient pas amusantes à piloter et que l'importance accordée à la gestion de l'énergie en course donnait l'impression de conduire des "Formule E sous stéroïdes".

Le second camp est représenté par Lando Norris. Le champion du monde en titre a répondu à Verstappen en expliquant qu'il appréciait ce nouveau règlement et les défis qu'il apportait. Selon lui, les pilotes ne sont pas vraiment en position de se plaindre au vu du salaire de certains, ajoutant que si le Néerlandais voulait prendre sa retraite, libre à lui de le faire.

Les départs vont être l'un des plus gros casse-tête de la nouvelle réglementation.

Les départs vont être l'un des plus gros casse-tête de la nouvelle réglementation.

Photo de: Mark Sutton / Formula 1 via Getty Images

George Russell a été interrogé sur le camp vers lequel il penchait. Le Britannique, coprésident de l'Association des Pilotes de Grand Prix (GPDA) aux côtés de Carlos Sainz, semble plutôt se rapprocher de l'avis de son compatriote anglais.

Tout en reconnaissant certaines failles actuelles du règlement, le pilote Mercedes a souligné qu'il était encore trop tôt pour se forger une opinion définitive et que les pilotes devraient laisser sa chance à cette nouvelle ère de la Formule 1.

"J'aime toujours donner une chance aux choses", a-t-il confié. "Nous sommes à quatre jours du début d'un règlement qui va durer plus de trois ans, et les progrès que tout le monde va faire durant ces premiers mois vont être énormes."

"Donc je pense que les voitures sont bien plus agréables à piloter. Je n'ai conduit l'ancienne génération de F1 plus petites que deux fois et je n'arrivais pas à croire la différence, à quel point la voiture paraît plus agile en étant plus légère et plus compacte. Donc c'est très positif."

"Les moteurs sont très compliqués et, honnêtement, ça cause probablement plus de difficultés aux ingénieurs qu'aux pilotes", a souligné le Britannique. "Cependant, ces deux circuits, Barcelone et Bahreïn, sont sans doute deux des pistes les plus faciles pour le moteur. Donc je ne veux rien dire trop tôt avant d'arriver sur des circuits comme Melbourne ou Djeddah, mais ce sera beaucoup plus difficile pour les moteurs et pour l'énergie une fois là-bas."

Les nouvelles F1 ont rétréci : l'empattement passe à 3,40 m (contre 3,60 m auparavant), la largeur à 1,90 m (au lieu de 2,00 m) et le poids a été réduit de 30 kg.

Les nouvelles F1 ont rétréci : l'empattement passe à 3,40 m (contre 3,60 m auparavant), la largeur à 1,90 m (au lieu de 2,00 m) et le poids a été réduit de 30 kg.

Photo de: Sam Bloxham / LAT Images via Getty Images

"Je pense que le principal défi auquel on fait face, c'est d'utiliser des rapports très courts dans les virages. Par exemple ici à Bahreïn, normalement le premier virage se prend en troisième. Avec la génération précédente. Maintenant on doit utiliser la première pour garder le moteur à très haut régime afin de maintenir le turbo en rotation."

"C'est probablement la seule chose qui est assez agaçante et pas très intuitive. Mais pour le reste, on ne peut pas contester la puissance quand on dispose des 350 kilowatts complets. Mais je pense aussi que ça va énormément progresser dans les mois à venir. Donc il faut laisser du temps."

La F1 "ne peut pas satisfaire tout le monde"

George Russell a également tenu à rappeler le contexte dans lequel cette nouvelle réglementation avait vu le jour, à savoir une forte pression liée à l'essor de l'électrique sur le marché automobile.

Pour le Britannique, il est essentiel de garder en tête que la Formule 1 n'est pas une discipline faite uniquement pour les pilotes - rappelant au passage que ceux-ci ont toujours aimé se plaindre - mais un sport avec de nombreux enjeux et suivi par un vaste public. Dans ces conditions, il est tout simplement impossible de satisfaire toutes les attentes.

"Bien sûr, on veut les meilleures voitures, les plus rapides, mais les plus rapides étaient celles de 2020 et en même temps on dit qu'on veut des voitures plus légères comme au milieu des années 2000", a-t-il déclaré.

George Russell lors d'un arrêt au stand pendant les essais de Bahreïn.

George Russell lors d'un arrêt au stand pendant les essais de Bahreïn.

Photo de: Peter Fox / Getty Images

"À l'époque, ils disaient probablement qu'ils voulaient des pneus slicks et pas rainurés. Nous, les pilotes, on aime se plaindre et la vérité c'est qu'on est une vingtaine seulement à pouvoir vivre ça. Mais je reconnais aussi que le sport est suivi par des dizaines de millions de personnes, et ce n'est pas parce qu'on a les meilleures voitures pour notre plaisir que ça donnera les meilleures courses."

J'imagine que pour un pilote qui a gagné pas mal récemment, on veut surtout la meilleure voiture et les voitures les plus fun à piloter. Donc oui, il [Verstappen] est libre d'aller rouler sur la Nordschleife, j'imagine.

"Je pense que, comme pour tout dans la vie, on ne peut pas cocher toutes les cases. Et il y a plus d'enjeux. Quand ces règlements sont entrés en jeu, il y avait évidemment une énorme poussée sur les véhicules électriques venant de l'UE, et ça a été un facteur important pour que des marques comme Audi arrivent. Donc il faut en tenir compte.

"Et je pense que personne ne peut nier que la Formule 1 est actuellement dans une position incroyable. C'est presque une étape intermédiaire. Bien sûr, on veut les meilleures voitures, les plus rapides. On veut cocher toutes les cases du meilleur spectacle, mais comment obtenir tout ça ? Et comment satisfaire tout le monde ? Je ne sais pas comment on peut satisfaire tout le monde."

"Ce qu'on ressent dans ce paddock en tant que passionnés de course, peut-être que ces nouveaux fans venus de Netflix ressentent les choses différemment. Nous, on veut tous des V10 et des V8 et du bruit, mais je pense que certaines personnes dans les tribunes aiment bien pouvoir discuter pendant la course."

"Comme l'a dit Lando, on a la chance d'être dans cette position. Et honnêtement, moi je veux juste gagner. J'imagine que pour un pilote qui a gagné pas mal récemment, on veut surtout la meilleure voiture et les voitures les plus fun à piloter. Donc oui, il [Verstappen] est libre d'aller rouler sur la Nordschleife, j'imagine."

Avec Filip Cleeren

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