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Sainz voyait en Spa une course "beaucoup plus prometteuse"

Avec sa stratégie décalée, Carlos Sainz s'attendait à pouvoir au moins aller chercher le podium du Grand Prix de Belgique. Toutefois, l'Espagnol, déçu, n'a terminé que sixième après la disqualification de George Russell.

Carlos Sainz, Ferrari SF-24

Photo de : Ferrari

Alors que son coéquipier partait en pole position, Carlos Sainz lui s'élançait de la huitième place sur la grille du GP de Belgique, une raison suffisante pour tenter le coup de la stratégie décalée. Le pilote Ferrari, bientôt en partance pour Williams, a donc opté pour un train de pneus durs pour le départ. Et alors qu'il a pu préserver ses gommes à flancs blancs pendant quasiment toute la première moitié de la course, pendant que ses rivaux effectuaient leur arrêt au stand, l'Espagnol se voyait déjà sur le podium.

Toutefois, Sainz est finalement passé par la voie des stands au 20e tour, pour troquer ses pneus durs pour des mediums, un deuxième relais qui n'a duré que huit tours. Sur le moment, cette stratégie semblait la meilleure pour lui, mais à froid, il estime qu'il aurait dû suivre l'exemple de George Russell et de ne faire qu'un unique arrêt − même si celui-ci pourrait finalement se révéler être la cause de la disqualification du pilote Mercedes.

"Nous avons pris des risques en partant avec des pneus durs", a expliqué Sainz, dimanche. "Nous avons même gagné une position, donc j'étais très optimiste et positif quant à cette stratégie. Nous avons réussi à prolonger le relais jusqu'au 20e tour. Avec le recul, ce n'était pas assez long, car un seul arrêt semblait être une bonne possibilité aujourd'hui."

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L'Espagnol nourrit des regrets. Même sans penser à son choix de ne pas opter pour un seul changement de pneu, il pense que la course aurait pu globalement être mieux gérée par Ferrari.

"Le plus gros problème, c'est qu'en plus de ne pas avoir fait de stratégie à un seul arrêt, nous n'avons pas non plus optimisé la stratégie du double arrêt, parce que nous sommes rentré au stand trop tard pour une stratégie à deux arrêts ou trop tôt pour une stratégie à un arrêt", a ajouté Sainz. "C'est facile à dire avec le recul, mais j'avais l'impression que la course s'annonçait beaucoup plus prometteuse."

"Après 20 tours, je me disais que nous pouvions avoir une chance de monter sur le podium et soudain, j'ai terminé P7 à neuf secondes de la P6, alors il y a clairement quelque chose que nous devrons examiner. En même temps, je pense que nos concurrents directs étaient plus rapides aujourd'hui, donc je ne pense pas que nous aurions changé grand-chose."

George Russell devant Carlos Sainz, Lando Norris, et Max Verstappen lors du départ du GP de Belgique.

George Russell devant Carlos Sainz, Lando Norris, et Max Verstappen lors du départ du GP de Belgique.

Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images

Par concurrents directs, Sainz fait surtout référence à Mercedes. Comme son coéquipier Charles Leclerc l'avait expliqué après la course, voir Russell et Lewis Hamilton si loin devant alors que Ferrari pensait jouer à armes égales à Spa était un peu dur à avaler.

Lorsque l'on a demandé à Sainz s'il trouvait un peu de positif dans ce Grand Prix de Belgique et si la Scuderia avait fait ne serait-ce qu'un petit pas en avant, celui-ci a relevé le potentiel de la voiture, notamment avec la performance de Leclerc, mais estimé qu'il y a encore du chemin à faire pour retrouver de la performance.

"Quand on voit le rythme de Mercedes, Red Bull et McLaren en course, je ne pense pas que [l'on ait fait un pas en avant]", a déclaré l'Espagnol. "Je pense qu'il [manque] encore deux ou trois dixièmes. [Mais] avec la voiture [de Leclerc], nous sommes partis en pole et nous avons quand même terminé devant [les Red Bull et une McLaren]."

"Avec ma voiture, j'avais l'impression que nous étions sur le point de monter sur le podium et dès que tout le monde a mis ses pneus durs, on a pu voir quel était le rythme de chacun. Je me sentais très compétitif et rapide lors de mon dernier relais, et quand on m'a annoncé les temps des autres, je me suis dit que non, je n'étais pas aussi rapide que ce que je pensais."

La disqualification de Russell a permis à Ferrari de respirer un peu au classement constructeurs. Avec le doublé, les Flèches d'argent avaient repris beaucoup de points à la Scuderia, une avance qui a finalement été réduite à seulement trois unités. Désormais, le Cheval cabré compte 345 points, contre 266 pour la marque à l'étoile.

Propos recueillis par Pablo Elizalde et Filip Cleeren

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